Fév 21, 2016
Zelgius

Dino Crisis : les dinosaures sont de retour

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La série Resident Evil a connu un succès fulgurant avec un très bon deuxième épisode qui a su se multiplier sur de nombreux supports comme la PS1, la Dreamcast, le PC ou encore la Nintendo 64. Souhaitant s’éloigner un peu du monde des zombies et compagnie, Shinji Mikami a décidé de tenter une nouvelle expérience dans un tout autre univers, tout en gardant un certain esprit « RE ». Fasciné par les films de Jurassic Park et Aliens, c’est donc vers les dinosaures que le producteur de Capcom s’est tourné pour réaliser sa nouvelle série car comme on le sait bien : les dinosaures, c’est grand, violent et ça peut-être intelligent donc parfait pour embêter le joueur. C’est ainsi qu’est né Dino Crisis, mettant en scène un tout nouvel univers et de nouveaux personnages inédits. Mais que vaut réellement ce Dino Crisis ? J’apporte ma réponse dans cet article. Je souhaite particulièrement remercier Lightxblue de m’avoir offert le jeu, histoire que je découvre la série ! Note : le jeu est dispo sur PS1 mais aussi sur PC et Dreamcast mais mon avis est basé uniquement sur cette version PS1.

Quand Jurassic Park rencontre Resident Evil

L’histoire se déroule en 2009 sur une île mystérieuse, coupée de toute civilisation. 4 agents du SORT, Regina, Gail, Rick et Cooper, s’infiltrent sur l’île dans l’unique but de ramener le docteur Kirk qui est un scientifique de renom qui travaillait que le projet « Tri-Energie » mais le gouvernement décida de cesser le financement car le projet apportait peu de résultat. Si tous les journaux semblaient indiquer que le docteur avait péri dans un accident dramatique, un autre agent du SORT a bel et bien vu Kirk vivant et continuerait à travailler sur ce même projet en secret. Une fois arrivé sur l’île, Regina, Gail et Rick découvrent une base déserte et coupé de toute électricité avec du sang et des personnes arrachées en deux. C’est en continuant leurs inspections que les 3 agents tombent sur des dinosaures. En plus de cette menace vient s’ajouter des problèmes de tension dans l’équipe entre Gail, homme de combat et strict qui souhaite tout de même remplir la mission et Rick qui veut à tout prix ‘échapper de cet endroit en laissant la mission de côté. Face aux nombreuses situations et à la complexité de l’établissement avec ses niveaux de sécurité, Regina devra alors prendre son courage à deux mains pour concilier à la fois la réussite de la mission et la survie du groupe.

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On a bien affaire ici à un scénario bien classique mais qui cache une certaine particularité dans le déroulement de l’aventure : le fait de devoir choisir entre les décisions de Rick ou de Gail. En effet, au fur et à mesure de votre progression, Rick et Gail rentrent souvent en conflit, ce qui fait que les deux comparses laissent Regina trancher concernant les opérations à faire. De ce fait, si vous optez pour les solutions de Gail, vous devriez alors faire face à de nombreux dinos, tandis qu’avec Rick, vous opterez pour la solution des détours ou encore résoudre quelques énigmes supplémentaires. Des choix qui auront plus ou moins de conséquences sur l’obtention d’une des trois fins du jeu.

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Regina Valentine

Dans cet épisode, on incarne uniquement Regina qui a tout pour être la parfaite héroïne : intelligente, débrouillarde et qui ne se laisse pas faire. C’est pour cela que les deux comparses n’hésitent pas à se confier à elle pour prendre la suite des opérations. Le jeu reprend en grande pompe le moteur graphique de Resident Evil, pour tout vous dire, si on a joué aux premiers RE, on est tout de suite dans le bain. Si les graphismes restent relativement bon dans l’ensemble, il faut se pencher du côté des déplacements pour voir une réelle différence avec RE2 : on peut désormais marcher tout en dégainant son arme, ce qui peut être pratique si vous entendez un dino qui traîne dans le coin. Le deuxième ajout majeur étant le demi-tour, très très pratique pour esquiver un dino un peu trop collant ou qui vous barre la route. Ces ajouts, certes minimes vu comme ça, font nettement la différence aussi bien au niveau confort de jeu qu’au niveau pratique (pour les raisons cités précédemment). Bien évidemment, il faudra faire face à la rigidité de Regina à savoir s’arrêter pour bien prendre un virage de temps à autre.

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Passons à la phase inventaire et armements. Contrairement à Resident Evil, Regina possède deux types d’inventaires. Commençons par l’arsenal qui, comme son nom l’indique, stockera à la fois vos munitions mais également vos trousses de secours. Tout comme RE, ce premier inventaire est limité alors il faudra savoir jauger entre soins et munitions en fonction de votre besoin : voulez vous tout détruire sur votre passage ou pratiquer l’esquive de dinos ? A savoir qu’il est possible de finir le jeu sans jamais tuer un dino pratiquement (sauf les affrontements contre le T-Rex où il faudra lui tirer dessus sous peine de finir en repas). Heureusement, il existe des coffrets d’urgence qui permettront non seulement de récupérer quelques munitions et soins mais également de les stocker. Au nombre de 3 (rouge, vert et jaune), vous pourrez alors transférer vos objets d’un coin à l’autre du complexe. Attention cependant : il faudra utiliser des « chevilles » pour déverrouiller un coffre. Déjà que je trouve con de séparer les boites en 3 alors s’il faut les déverouiller… Bon ok, on trouve pas mal de chevilles en cours de route mais je suis pas trop fan de ce système car on ne sait plus forcement ce qu’on a stocké dans tel ou tel boite. Bref, pour moi, le choix judicieux aurait été de se concentrer avec un seul coffre ouvrable avec des chevilles ou encore plusieurs boites mais sans chevilles, mais pas les 2 en même temps !

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Revenons maintenant à l’armement : Regina sera équipé d’un simple pistolet mais aura l’occasion de récupérer d’autres armes comme un fusil ou un lance grenade. Peu d’armes au premier abord mais Regina aura la possibilité de les améliorer en cours de route et également de récupérer différents types de munitions. Au final, cette simplification au niveau de l’armement reste efficace puisqu’ils remplissent parfaitement le rôle en fonction de la situation. Au niveau des soins, il existe 3 types. La première, la traditionnelle trousse de secours qui restaure vos points de vie (pas de barre de vie mais il suffit de voir la posture de Regina pour savoir quand ça va pas), l’hemopatch qui arrête les saignements. En effet, à force de se faire croquer, il se peut que Regina commence à perdre du sang et donc, un peu de vie. Un coup d’hemopatch et c’est reparti. Avis personnel mais je trouve ce système un peu chiant dans le sens où j’ai pas trouvé tellement d’hemopatch et surtout, j’étais constamment en état d’hémorragie (bah oui, je suis pas un pro de l’esquive). Mais ça, c’est à mettre dans le compte de mon talent : faut tuer des dinos et non les esquiver sacrebleu ! Pour finir, vous obtiendrez également des trousses de « résurrection » qui, comme son titre l’indique, restaure complètement votre vie si malheureusement les dinos ont l’ascendant sur vous et fait donc office de « continue ». Afin de remplacer le système d’herbe de RE, Capcom nous livre là un système de soin simple mais efficace et sans prise de tête.

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Regina dispose d’un second inventaire (illimité cette fois-ci) qui permet de stocker les objets importants comme les cartes ou clés. De ce fait, je vais tout de suite enchaîner sur la partie énigme du jeu. Hormis la traditionnelle « faut trouver la bonne clé », on a à peu près les même énigmes tout au long du jeu : mettre les batteries de couleur au bon endroit, trouver un code à partir de deux clés, déplacer des caisses à l’aide d’une grue, etc. En plus de faire un effet recyclage, il y en a un peu trop d’énigmes. Déjà le fait de trouver les bonnes clés CND input et output pour pouvoir entrer le code m’a soûlé tout au long du jeu… Bref, vous l’aurez compris : trop d’énigmes qui se recyclent durant le jeu.

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C’est la crise !

Passons maintenant à la partie la plus intéressante : le bestiaire. Pas de surprise : des raptors en tout genre, des ptérodactyles en n’oubliant pas le fameux T-Rex qui fait office de Nemesi…heu de boss final. Les ennemis ont la particularité d’être rapide et contrairement aux zombies, les esquiver sont plus difficiles. Les dinosaures peuvent également ouvrir les portes (et oui !) pour vous rejoindre et vous attaquer, un ajout très sympathique qui rend le jeu encore plus stressant (dans le sens positif hein). De temps en temps, certaines scènes s’enclenchent où votre personnage est en « danger » et il faudra appuyer sur tous les boutons pour éviter de se prendre de gros dégâts : c’est marrant mais c’est aussi inutile.

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On note également l’absence de boss (hormis le T-Rex) car comme évoqué précédemment, il est possible de finir le jeu sans quasiment tuer un dinosaure. Je n’ai pas vraiment d’avis là dessus car je trouve que le fait de proposer au joueur de faire le jeu sans tuer un monstre est un très bon choix, cela permet de donner deux styles de jeu : le discret ou le bourrin. Autre particularité : certains passages sont bloqués par des faisceaux. Vous pouvez utiliser ceci pour à la fois vous protéger et canarder les dinos en toute tranquillité, ce qui donne de nouvelles possibilités de stratégies pour en venir à bout. Pour finir l’aspect stratégie, il faut rappeler que Regina peut perdre son arme et vous devrez donc vite la récupérer en prenant en compte les déplacement du dinos. Au final, si le jeu part sur une même base que RE, Dino Crisis se démarque par ses multiples particularités au niveau du gameplay (demi-tour, possibilité de marcher avec l’arme dégainée) mais également par rapport au stratégie proposée par l’environnement (utilisation des champs de force). Un point positif que j’ai apprécié concernant ce jeu.

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C’est toi la proie

Avec tout ça, il faudra compter entre 6 à 10 heures de jeu (voir plus) pour en voir le bout en mode normal, ce qui est très correct à l’époque (et bien sûr, faudra refaire le jeu encore 2 fois pour voir toutes les fins). Bien évidemment, en fonction de votre classement, vous pourrez obtenir d’autres costumes pour Regina ou débloquer le mode Wipe Out qui consiste à éliminer tous les dinos dans un temps imparti, un mode digne du « mercenaires » ou « survivor ». Concernant la musique, elle est en accord avec l’ambiance du jeu mais n’est pas inoubliable malheureusement.

Au final, j’ai bien aimé ce Dino Crisis, dans un premier temps car il reprend les bases de RE mais arrive à être original en proposant de bonnes améliorations. Que vous ayez joué à la licence phare ou non de Capcom, Dino Crisis reste une valeur sûre à faire sur sa Playstation (ou Dreamcast ou PC mais jamais joué à ces versions donc je ne sais pas si les portages sont bons). De plus, le jeu n’est pas très cher en occasion alors pourquoi s’en priver ?

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