Oct 6, 2013
Zelgius

Resident Evil Code : Veronica…permis de survivre

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Resident Evil Code : Veronica
Plate-forme : Dreamcast, PS2, GameCube, PS3, Xbox360
Date de sortie : 26 Mai 2000

Profitant de la grande puissance offerte par la Dreamcast à l’époque, c’est tout naturellement que Capcom s’empare du potentiel de la dernière console de SEGA pour développer un tout nouvel épisode de Resident Evil, sa célèbre saga horrifique. Chose étonnante à l’époque : il s’agit du tout premier épisode à faire une infidélité à la console Playstation de Sony (la version GameBoy Color du premier épisode étant annulé), ce qui explique l’absence de numérotation. Cependant, cette petite infidélité fut rapidement oubliée avec un portage sur Playstation 2 1 an après. Reste à savoir si Resident Evil Code:Veronica vaut son pesant de cacahouètes et fait honneur à ses prédécesseurs.

Zombie des caraïbes

L’histoire propose au joueur d’incarner à nouveau Claire Redfield, héroïne du deuxième épisode et survivante des événements de Raccon City. Alors que cette dernière s’infiltre dans un laboratoire d’Umbrella (l’organisation derrière l’apparition des zombies) afin de trouver des indices sur la localisation de son frère Chris Redfield, elle se fait malheureusement capturer et emmener de force sur l’île Rockfort, un endroit où elle ne trouvera malheureusement pas de fromage. Si cette île se situe dans un climat paradisiaque, Claire n’aura pas vraiment le temps de prendre des vacances puisqu’une organisation inconnue vient mettre son grain de sel en propageant le virus-T, créant ainsi des hordes de zombies. C’est en constatant les dégâts occasionnés à l’extérieure de la prison que Claire réalise qu’elle devra une nouvelle fois plonger dans ce terrible cauchemar. Pendant son périple, elle rencontrera Steve Burnside, un jeune prisonnier et clone de Leonardo DiCaprio (uniquement sur la première version Dreamcast), un peu fougueux mais qui aura du mal à placer sa confiance en notre héroïne. Malgré les événements, ce dernier sera forcé de coopérer afin de sortir de cette île cauchemardesque. Une chose est sûre : cette expérience leur fera prendre conscience du danger des armes biologiques.

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On aurait pu penser que cet épisode serait qu’un simple Hors Série mais que nenni. Resident Evil Code : Veronica est un épisode très important qui nous plonge encore une fois dans le côté obscur d’Umbrella. Côté personnage, on retrouve une Claire Redfield en forme dont l’expérience vécue à Racoon City lui permet de gérer des situations avec plus de sang-froid. Notre héroïne en aura bien besoin avec un Steve un peu…con mais qui gagnera en maturité grâce à Claire. Nos deux compagnons devront faire face à Alfred Ashford, le dirigeant de l’île un peu dérangé mentalement dû à son amour pour sa soeur jumelle Alexia, et dont sa famille est liée à la création de la corporation Umbrella. Globalement, le scénario reste très classique avec quelques codes empruntés dans les films d’horreur (avec le mythique « on se sépare en deux groupes de un ») mais possède son petit lot de rebondissements imprévus et reste relativement important pour la suite de la saga (qui a dit Wesker the Return ?).

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En charmante compagnie

Resident Evil : Code Veronica reprend les codes de gameplay des premiers épisodes. On reprend le système de caméra au loin afin de visualiser l’environnement et les ennemis qui nous entourent. Avec une caméra pareille, il est nécessaire d’avancer prudemment sous peine de se prendre un zombie en pleine poire caché derrière un mur. Un point qui contribue à l’univers angoissant de Code : Veronica, mais qui peut s’avérer pénible dans certaines situations. Le personnage dispose d’un « auto-target », c’est-à-dire qu’il pointe directement sur l’ennemi le plus proche. Un élément qui constitue un avantage, mais également un inconvénient en fonction des situations : votre personnage peut se retrouver en état de faiblesse lorsque les zombies l’entourent. Le soft propose deux nouveautés en terme de gameplay. Premièrement, le pivot à 180°, ce qui améliore l’esquive des montres en revenant rapidement en arrière. Deuxièmement, l’apparition des armes dans chaque main qui permet de tirer sur deux ennemis en même temps. Deux ajouts fortement sympathiques qui permettent au joueur de se tirer de mauvais pas.


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Niveau bestiaire, on reprend les traditionnels zombies qui ne cesseront de vous poursuivre et de vous embêter dans des passages étroits. Certains zombies ont également le luxe de porter des explosifs sur eux, un avantage indéniable qui pourrait vous économiser quelques balles si ce dernier se retrouve mêlé à un groupe. Notons également le retour des Hunters qui, en plus d’avoir une vitesse incroyable, peuvent vous tuer en seulement quelques coups et de vous empoisonner par la même occasion. Concernant les nouveaux monstres, on note l’apparition des Bandersnatschs, des monstres élastiques au design réussi qui ne vous lâcheront pas d’une semelle avec leur bras extensible. Niveau Boss, on peut compter sur un Tyrant ou d’autres montres aux dégâts faciles afin de barrer la route à Claire et Chris. Le bestiaire de cet opus reste efficace et il sera nécessaire de maitriser les esquives afin d’économiser au maximum ses munitions pour en garder pour les gros monstres. On peut également compter sur quelques énigmes pour faire travailler nos méninges et dont la plupart nécessitent une lecture approfondie des documents afin de trouver des indices capitaux.

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Des portages pour tout le monde

Le jeu séduit toujours avec ses endroits lugubres et sa musique oppressante. Chaque composition retransmet parfaitement les différents recoins lugubres que Claire devra explorer. Mention spéciale pour la musique des salles de sauvegarde qui nous réconforte dans ce milieu horrifique. On est rapidement entrainé dans l’ambiance oppressante de ce Resident Evil et c’est un très bon point à noter. Graphiquement, le jeu impressionnait à l’époque et reste tout à fait convenable aujourd’hui.
Resident Evil : Code Veronica a également connu bon nombre de portages sur plusieurs supports. Commençons tout d’abord par sa première sortie sur Dreamcast dont les graphismes ont su montrer tout le savoir-faire de Capcom à cette époque. Support oblige, le soft est séparé sur 2 GD-ROMS dû à la longueur de l’histoire et des nombreux environnements. Vient ensuite la version PS2 avec quelques ajouts de cinématiques (dont Wesker est à l’honneur), un changement de coupe pour Steve, une aventure sur un seul DVD et une démo de Devil May Cry en prime. Notons également qu’une nouvelle version Dreamcast baptisée « Complete » reprend totalement le contenu PS2 mais dont la sortie se limite uniquement au Japon. Code Veronica a également eu le droit à un portage sur Gamecube, en compagnie de RE2 et RE3. Portage oblige, le jeu a également eu le droit à une sortie sur le PSN et le Xbox Live (et en boîte au Japon avec une compilation Revival Selection). On peut ainsi constater un jeu plus rapide et des ajustements graphiques, le plus flagrant restant la modélisation de l’eau. Si vous cherchez à vous procurer le jeu, je vous conseille de vous tourner vers la version Dreamcast ou PS2. La version PS2 est assez facile à trouver aussi bien en brocante que dans les magasins d’occaz, surtout que le soft a connu une version platinum. Notons également que les portages PS3/Xbox 360 proposent un classement en ligne et des trophées/succès, une liste intéressante puisqu’il sera nécessaire de redoubler d’effort pour tout acquérir. Par exemple, il vous sera demandé d’obtenir le rang A ou de finir le mode battle avec le meilleur classement et avec tous les personnages et croyez moi, finir ce bonus avec un Wesker qui ne dispose que d’un couteau peut s’avérer être difficile.

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Plus de 10 ans séparent la sortie sur Dreamcast à aujourd’hui. Malgré son âge, le jeu reste excellent grâce à son atmosphère angoissante et son gameplay classique. Si la caméra peut embêter le joueur pour trouver ses ennemis, la prise en main se fait très facilement et on prend plaisir à explorer les environs. Niveau durée de vie, comptez entre 7 à 15 heures de jeu pour finir une première fois (en fonction de votre expérience sur Resident Evil). Je vous conseille vraiment d’y jouer afin de ressentir l’ambiance des précédents épisodes, chose qui a totalement disparue depuis le 5ème épisode. Je vous recommande vivement de jeter un œil car vous passerez un très bon moment devant ce Resident Evil Code : Veronica qui est tout simplement l’un des meilleurs épisodes de la série.

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