Juin 24, 2015
Zelgius

Tales Of Symphonia : une légère touche de symphonie

jaquette-Tales-Of-Symphonia-Gamecube
Disponibilité : GameCube, Playstation 2, Playstation 3
 

Il aura fallu attendre la génération PS2/Gamecube/Xbox pour enfin voir un épisode de la saga Tales Of foulé « officiellement en français » l’Europe pour prendre d’assaut les occidentaux en recherche de RPG. Je dis bien « officiellement » puisque Tales Of était une série déjà connue par la plupart grâce à l’épisode Phantasia qui a su bénéficier d’une traduction française de la part d’une équipe bénévole. 5ème opus de la série des Tales Of (en ne comptant pas les H.S.), Tales Of Symphonia se voit déjà offrir une première sortie sur Gamecube (partout dans le monde) puis sur Playstation 2 (uniquement au Japon) pour ensuite finir sur Playstation 3 avec sa suite. Encore aujourd’hui, la question que l’on peut se poser actuellement : est ce que Tales Of Symphonia fait toujours partie des RPG à faire malgré son âge ?

Une légère brise symphonique

Screen-Tales-Of-Symphonia-8
 

Il y a de cela 4000 ans, l’arbre de Mana fut détruit par une guerre sanglante et un héros s’éleva pour se sacrifier et sauver le monde d’un terrible désastre en effectuant un pacte avec la déesse Martel. Depuis, le monde a connu une certaine prospérité jusqu’à ce que l’on constate que le Mana devenait une denrée rare. Pire encore, les Désians, un peuple de Demi-Elfe, cause de nombreuses souffrances à travers Sylvarant en emmenant de nombreux humains chaque jour dans des « fermes » là où ces derniers sont traités en esclaves et dont d’horribles expériences sont réalisés sur eux. L’histoire débute dans le village d’Isélia, là où réside Colette, l’élue de la régénération. En tant qu’élue, sa mission sera de briser les sceaux aux 4 coins de Sylvarant afin de devenir un ange et mettre fin à la pénurie de Mana tout en mettant fin aux souffrances causées par les Désians. Pour l’épauler, elle pourra compter sur Lloyd Irving et Genis Sage, ses amis d’enfance ainsi que sur Kratos Aurion, mystérieux mercenaire et Raine Sage, son professeur. Au fur et à mesure de leur progression, ils rencontreront Sheena Fujibayashi, mystérieuse ninja dont l’objectif est d’assassiner l’élue, Zelos Wilder, élu d’un autre monde, Presea Combatir, jeune fille atteinte de la maladie causée par l’Exsphere et de Regal Bryant, prisonnier avec un lourd passé (un classique je sais).

Screen-Tales-Of-Symphonia-5
 

Bien entendu, c’est au fur et à mesure que sa quête progresse que Lloyd, protagoniste de cet épisode, prendra conscience des secrets de ce monde et de ses origines et comprendra que les enjeux de bases ne sont rien face à la terrible menace qui pèse sur tout Sylvarant et qu’en fin de compte, les légendes ne sont pas ce que l’on croit. Globalement, le scénario tient très bien la route avec ses nombreux rebondissements. Le scénario démarre vraiment lors de la fin du périple de Colette, où les premiers secrets et mensonges sur les origines du monde sont découverts. Même maintenant, je pense que le scénario arrivera encore à surprendre quelques uns. Il faut également savoir que l’histoire cache en général une moralité sur le racisme et ses conséquences. Pour conclure sur ce point, le scénario de ce Tales Of Symphonia est certainement l’un des meilleurs de la série et c’est déjà un premier bon point.

Une composition symphonique

Screen-Tales-Of-Symphonia-3
 

Commençons d’abord par l’occidentalisation du jeu à savoir le changement de thème et les voix anglaises du jeu. Pour le premier point, le célèbre thème « Starry Heavens » par le groupe « Day After Tomorrow » est remplacé par une musique banale, ce qui es très dommage tant la musique est jolie. Notons également que la version PS2 dispose d’un nouveau thème pour l’opening nommé « Shoshite Boku ni Dekiru Koto » du même groupe. Vient ensuite les voix anglaises du jeu qui, certes ne valent pas la VO japonaise, mais reste relativement correcte sur certains personnages : j’avoue avoir une préférence pour la voix anglaise de Kratos plutôt que sa version japonaise (je sens arriver le jet de tomates sur moi). Quoi qu’il en soit, on pouvait pardonner rapidement ce genre de procédé à l’époque tant on était content de voir débarquer cet épisode chez nous, un élement qui passerait moins à l’époque actuelle.

Comme on parle de la partie audio de Tales Of Symphonia, autant continuer sur les compositions musicales de ce titre réalisées par Motoi Sakuraba que je peux aisèment placé parmi les plus grands compositeurs dans le monde du jeu vidéo avec Nobuo Uematsu, Yoko Shimomura et Yasunori Mitsuda (Star Ocean 2 ? C’est lui, Valkyrie Profile ? C’est encore lui). Les musiques sont dans l’ensemble de très bonne factur à tel point que l’OST fait partie de mes préférés et on a est déjà dans l’ambiance rien qu’à l’écran titre du jeu qui est juste magnifique. Concernant les musiques, rien à redire : hormis la suppression du thème original et quelques voix anglaises, c’est encore du tout bon pour ce Tales Of Symphonia.

Screen-Tales-Of-Symphonia-2

Un univers coloré

Si Tales Of Symphonia a su se démarquer, c’est par son aspect graphique coloré et ses personnages avec style cel shading. Les personnages évoluent dans des univers variés et prenant comme Flanoir, Iselia ou encore Meltokio. Bref, les graphismes font honneur à cette belle console qu’est la Gamecube (et la PS2 ne l’oublions pas). Il faut savoir que le jeu est divisé en deux mondes bien distinct (sans trop rentrer dans le spoil) et on déplace son personnage sur une carte de monde assez grande mais « pauvre » en détail. Comme dans tout RPG qui se respecte, le jeu est parsemé de donjons ici et là. Si certains se traduisent par du « tout droit mais avec quelques embranchements ici et là », le jeu saura vous fournir des lieux qui vous demanderont l’utilisation de vos méninges. Certes, ce n’est pas des énigmes à la Myst bien entendu mais il faudra explorer les alentours et faire bon escient de l’anneau du sorcier et de ses différents pouvoirs afin de se frayer un chemin. Encore une fois, les donjons restent agréables à parcourir hormis 2-3 exceptions (la forêt d’Ymir ou encore le temple de l’ombre que j’ai trouvé assez ennuyant, heureusement que la musique était top pour tenir le coup).

Screen-Tales-Of-Symphonia-1
 

Il faut savoir également que Tales Of Symphonia marque la première transition de la série en 3D et c’est plutôt réussi car on garde cette même dynamique de combat qui a fait la réputation de la série. On incarne un personnage qui peut effectuer des combos en alternant attaque/talents et avec l’aide de ses 3 coéquipiers. Bien sûr, chaque personnage dispose d’un style de combat qui diffère les uns des autres (hormis Kratos/Zelos qui ont un style semblable) et c’est au joueur de choisir avec quel personnage il est le plus à l’aise. Perso, je vous conseille Lloyd qui est un bon choix pour commencer ! Et avec les nombreuses personnalités, il existe de nombreuses manières de se composer une équipe optimisée pour tout dérailler sur son passage. Il faut savoir également qu’à chaque coup infligé ou encaissé, votre jauge d’unisson augmente et qui, une fois pleine, vous permet de lancer un combo à 4. Et si par chance, vous choisissez les bons skills, 2 de vos personnages pourront enchaîner une super attaque, si c’est pas magnifique tout ça. Les Hi-Ougis sont toujours de la partie sauf que quelques élus comme Lloyd ou Genis ont ce privlège de lancer des attaques dévastatrices. Il faudra attendre la version PS2 (et PS3) pour voir tous les combattants disposés d’une grosse attaque. Hormis les équipements, il tout à fait possible d’équiper son personnage de « gemmes » réparties en 4 niveaux et donneront des bonus plus ou moins sympathique aussi bien en combat que sur le terrain. La cuisine est également présent dans cet épisode. Le jeu propose une liste de recettes à débloquer à condition de retrouver le Wonder Chef déguisé en élément de décor dans les villes et autres. Rien de plus simple : chaque recette vous apportera un lot de bonus en fin de combat, à condition d’avoir les ingrédients trouvables en boutique et de réussir la recette avec un pourcentage de chance donné.

Screen-Tales-Of-Symphonia-4
 

Cerise sur le gâteau, si vous avez 3 autres manettes et 3 amis, vous pouvez alors vous battre tous ensemble contre les ennemis (avec le défaut de caméra qui suit uniquement le J1).
Les combats sont trop faciles pour vous ? Tales Of Symphonia vous propose des difficultés supérieures qui mettront vos nerf à rude épreuve et vos talents de joueur à l’essai et croyez moi, faire peu de dégâts, ça fait tout drôle. Tales Of, c’est également de la rejouabilité en veux tu en voilà. Lorsque vous finissez un combat, vous serez récompensé en points de grades (en revanche, si vous avez mal joué, vous en perdez). Si vos points de grades sont désensables dans des boutiques spéciaux, le meilleur intérêt reste lors du New Game + où vous pouvez soit vous faire plaisir avec des bonus démentiels (Exp x 10, 500HP en bonus) ou vous compliquez la vie (1/2 d’expérience). Bien sûr, si vous souhaitez atteindre les 100% (compendium, titres et bestiaires complets), il va falloir passer pas moins d’une centaines d’heures pour en voir le bout. Et c’est plutôt bon pour un RPG, surtout quand l’univers du jeu est enchanteur et dont l’envie d’y replonger dedans ne fait aucun doute !

Vos prouesses aussi bien au combat que sur le terrain sont également récompensés par des titres qui vous donneront des bonus de stats. Un petit plus à ne pas négliger si vous comptez faire un peu de speedrun ou si vous souhaitez terrasser rapidement du monstre. Grande première : les titres vous donneront également la possibilité de vêtir d’autres costumes classes (tenue de noble) ou loufoque (maillot de bain) : résultat garanti mais très vite mis de côté puisque vous n’avez le droit à aucun bonus de stat, dommage. Il faut dire qu’à l’heure actuelle, le système de combat des Tales Of s’est largement amélioré, passant celui de TOS comme « dépassé’ mais là encore, on reste surpris et on s’y habitue très rapidement. Tales Of Oblige, divers minis-jeux seront également présents pour se divertir un peu comme une partie de 1,2, 3 soleil ou de mémorisation.

Screen-Tales-Of-Symphonia-7
 

Pour s’attacher aux personnages, Namco a encore remis son système de saynète qui permet d’assister à des conversations entre les personnages, que ce soit dans un registre comique, dramatique ou autres, elle reste intéressante tant elle permet de mieux cerner les personnages (comme la peur de l’eau de Raine ou l’intelligence « limitée » de Lloyd). Point noir à noter pour cette version GC : pas de doublage. On assiste donc à une discussion silencieuse, défaut rapidement corrigé sur la version PS2 (et repris sur PS3 mais je ne sais pas pour les doublages anglais).

Screen-Tales-Of-Symphonia-9
 

Vous aurez sûrement compris, en lisant cet article, que Tales Of Symphonia fait partie de ces jeux vidéo qui m’ont marqué et encore, j’y prend grand plaisir à y rejouer (pour vous dire, j’ai du le finir au moins 7-8 fois). Tales Of Symphonia, malgré son âge, reste un must have à faire de toute urgence si l’on est fan de RPG ou non (et oui, pas d’excuse du « j’attends, je tape », excuse que je retrouve souvent parmi ceux qui n’aiment pas le RPG). Des personnages attachants, une histoire et un univers solide, de belles musiques : Tales Of Symphonia restera parmi l’un des meilleurs de la série. Même objectivement, je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus, surtout que l’on peut trouver la version PS3 pour pas cher.

artwork-Tales-Of-Symphonia

4 Comments

  • Attaque jet de tomates !! :p

  • *se prend la tomate en pleine poire*
    J’assume 😀

  • J’avoue, le doublage est loin d’être catastrophique…pas comme Xenoblabe

  • Pas faux ^^

Leave a comment