Jan 3, 2016
Zelgius

[TFGA # 13] C’était mieux avant

TFGA
 

L’évolution, une notion dont rien ne peut échapper et les consoles font partie de ce processus. En effet, les graphismes et les possibilités offertes par une console ont bien évolué depuis l’ère Atari/Amiga. Allant d’une simple console pour lancer des jeux, nous sommes passés par des lecteurs de CD de musique, de DVD, de Blu-Ray pour ensuite avoir un périphérique multimédia permettant de commander ses films à la carte, regarder des séries, naviguer sur internet et bien d’autres choses. Une évolution qui a apporté à la fois ses avantages (expérience immersive, possibilité de jeu jusque alors impossible) mais également des inconvénients (arrivée des DLC entre autres). Faisant partie d’une génération de joueur ayant commencé à l’ère NES voire amiga, j’ai pu constater au fur et à mesure des évolutions apportées par les consoles. Difficile de dire si aujourd’hui, le jeu vidéo, c’était mieux avant : beaucoup ont apprécié le changement, d’autres non. Dans ce TFGA, je vais proposer quelques points qui font que je regrette un peu le passé.

N°5 – Le trop de présence du « online »

Le online sur console à commencer à se démocratiser à partir de l’ère Dreamcast (certains me diront que ça avait déjà commencé avec la version Saturn de Sega Rally +) avec entre autres Chu Chu Rocket ou encore le myhtique Phantasy Star Online. Aujourd’hui, le mode online est devenu au fil du temps quelque chose d’indispensable, à tel point que certains jeux qui ne possèdent pas de online et qui devrait l’avoir se font critiquer (l’époque Kingdom Hearts 358/2 days). Pour ma part, je fais partie de ces gens qui apprécient le online dans le sens où je peux jouer avec d’autres personnes que je connais mais qui habitent trop loin ou encore mettre mes talents à rude épreuve dans les jeux de combat. Le online, ça permet également de progresser entre joueurs lors de sessions (c’est ce qui m’a permis de m’en sortir un peu sur BlazBlue CT à l’époque). Cependant, au fur et à mesure, le online commence à prendre, sur certains jeux, le dessus par rapport au solo. Prenons un exemple concret : Soul Calibur. Ok, c’est un jeu de baston mais je me rappelle que jusqu’à Soul Calibur 3, Namco arrivait à proposer un contenu solo de bonne facture et qui nous a permis de nous plonger dans de nombreuses heures de jeux à essayer de récolter toutes les armes. Depuis Soul Calibur 4, le mode solo a été passé plus ou moins passé à la trappe. Regardez Soul Calibur 4, le mode histoire pour les personnages se résume à 5 pauvres stages (dont un H.S. car réservé à un personnage cameo), bien pour un épisode qui se voulait être la conclusion entre l’affrontement entre Siegfried et Nightmare. Pareil pour le 5, on nous promet du contenu solo mais au final, on a affaire à un mode qui se finit en même pas une après-midi. Où est donc mon mode « maitre d’arme » qui me faisait passer pas mal de temps à farmer les sous et réussir les missions ?
Par la même occasion, on peut y ajouter Resident Evil. Ok, c’est sympa et nouveau mais franchement, rien ne vaut une bonne exploration à l’ancienne et ceux, solo. Pas besoin d’un boulet d’I.A. Qui se fait défoncer à chaque fois en mode pro (coucou Sheva pour le premier combat contre Wesker en mode pro).

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N°4 – Les notices d’aujourd’hui

Je peux l’avouer, quand on me balance un tuto dans le jeu, il se peut que je ne cerne pas tout et j’ai donc besoin de la notice qui me permet de revoir les mécaniques du jeu. Je sais qu’il existe la notice en ligne ou fourni avec le jeu et ce, de manière électronique mais non, j’ai vraiment besoin d’avoir un bout de papier à côté pour mieux comprendre la chose. Je sais que c’est un sujet discutable mais c’est un réel besoin d’avoir rapidement les informations à côté de moi. On peut retrouver encore des jeux avec notice mais on apprend que le strict nécessaire (contrôle du jeu entre autres)

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N°3 – Trop de remasterisation au profit du remake pour cette génération actuelle

Encore un sujet qui peut faire débat tant la remasterisation peut apporter beaucoup de choses. D’ailleurs, je possède moi même des « remasterisations » comme Resident Evil : Code Veronica, Sonic adventure 2 ou encore Resident Evil 4. Je prends cet exemple car si j’ai pris certains ce ces jeux, c’est parce que je ne les avais plus chez moi et au vu des prix proposés en soldes et du jeu sur LBC et autres, j’ai décidé d’opter pour cette solution. Voilà donc le point positif : permettre de jouer (et découvrir) à des jeux que l’on aurait aimer faire mais dont on ne dispose pas la console. Cela peut-être le cas pour la sortie des jeux PS2 sur PS4. Ok, le prix des jeux peut-être abussé sur certains mais on sera content de voir un Wild Arms : Alter Code F sortir alors que le jeu tourne autour de 70/100€ sur LBC/eBay. Ce cas est aussi applicable pour les jeux PS3 qui ressortent sur PS4 comme The Last Of Us, Uncharted, etc. Seulement voilà, le point négatif, c’est qu’il y en a TROP. J’ai plus l’impression que la plupart des développeurs reposent sur leurs lauriers en proposant des jeux avec un nouveau lifting. Et c’est là que je reviens sur la notion de remake. Ok, c’est peut-être le même scénario mais quand j’y joue, j’ai l’impression de redécouvrir un autre jeu. Je me rapelle encore de la claque de RE1 sur Gamecube aussi bien au niveau graphisme qu’au niveau du contenu. J’avais beau avoir l’habitude de RE1 sur PS1, rejouer sur GC était pour moi une façon de redécouvrir le jeu que j’ai adoré sous un autre angle et ça, j’en redemande ! Pareil pour Wild Arms : Alter Code F ou Silent Hill : Shattered Memories. Pour tout vous dire, c’est pour ça que je surveille le remake de FF7 ou encore de Resident Evil 2 car oui peut-être que ça sera pire (ou pas) mais je paierais pour un jeu qui aura été revu et pas à un lifting.

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N°2 – Le plein d’infos qui brise la surprise

Grâce à internet, on consomme l’information de manière différente. Aujourd’hui, plus la peine d’attendre la télé ou les magazines pour obtenir les nouvelles images. Aujourd’hui, le fait de nous bombarder plein de choses : trailers, images car on espère que le jeu va se vendre mais voilà : trop d’infos tue l’info. Je vais prendre un exemple concret : Resident Evil 5. En effet, le jeu n’a eu de cesse, avant sa sortie, de nous balancer moultes images et trailers sur l’histoire et les lieux, à tel point que lorsque je jouais, ben j’avais aucune surprise car je savais que j’allais visiter cet endroit donc la plaisir de la découverte était proche du zero. Pour le prochain argument, cela sera un spoiler très connu de RE5 donc je vais écrire en italique le texte en question. En effet, à l’époque, un magazine montrait Chris se recueillir sur la tombe de Jill Valentine. Mazette, un gros choc pour les fans de RE qui montre à quel point il est inutile de nous balancer de nombreux trailers pour mettre un peu la sauce : une image peut suffire. Cependant, les divers trailers montrait Chris découvrir des informations sur Jill et voilà le déclic : tu savais pertinnement à 80% que Jill n’était pas morte, merci les trailers.

2ème point : les leaks. Par exemple, celui de Super Smash Bros. 3DS qui avait fait le tour car elle balançait tous les personnages. Alors à l’annonce du personnage de Shulk via un trailer, j’ai été à moitié surpris car justement, l’effet de suprise a été amorcée par ce fameux leak. Rechercher des informations en fouillant l’iso d’un jeu est quelque chose que j’aime bien car on peut y découvrir des secrets intéressants (par exemple, Brawl aurait du accueillir plus de personnages ou encore RE1.5) mais attention à ne pas briser la surprise !

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N°1 – Les DLC déjà prévus

Le DLC, terme qui a bouleversé la vie de nombreux gamers. Introduit dans l’ère PS3, le DLC a plusieurs visages : celui d’un objet, celui d’un costume, celui d’un personnage, celui d’une aventure annexe, etc. Le DLC est un terme qui peut faire débat mais ce que je n’aime pas par dessus tout, ce sont les DLC annoncé pendant le développement du jeu comme AC par exemple. Il fut un temps, quand on achetait un jeu, celui-ci était fini et complet (et au mieux, sans bug). Aujourd’hui, on te lance que tel ou tel contenu sera en DLC (et en exclu sur tel support pendant un laps de temps). Déjà que le prix du jeu neuf peut prendre un peu d’ampleur, s’il faut encore débourser pour avoir plus d’informations sur l’histoire, alors je dis non (coucou Prince Of Persia avec son épilogue).

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Voilà à peu près des points qui font que je préfère un peu le jeu vidéo de l’époque mais je vous avoue que faire ce TFGA a été un peu difficile car tant de choses sont à discuter. Bien évidemment, certains points peuvent être le sujet de débat mais le jeu vidéo est soumis à l’évolution et comme toute évolution, cela peut apporter des points positifs (correction de bugs) comme négatifs (sortir un jeu tôt avec plein de bugs). Bien evidemment, je respecte les points de vues de chaque joueur (je sens que je vais me faire taper pour le point numéro 3) et n’hésitez pas à laisser un commentaire pour vous aussi réagir 🙂

 

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