Mai 24, 2015
Zelgius

Wild Arms : Alter Code F … Remake d’une légende du Far West

Jaquette Wild Arms Alter Code F PS2 US
La Playstation première du nom fut riche en RPG : Final Fantasy, Chrono Cross, Star Ocean, Breath Of Fire et de nombreux autres jeux plus ou moins connus. En plus d’accueillir des suites de mastodontes comme la saga Final Fantasy, la console de Sony fut également témoin de la naissance de plusieurs saga cultes comme Crash Bandicoot (ce qui a contribué à la réputation d’un certain Naughty Dog) ou encore Spyro qui ont, par la suite, plus ou moins réussi à tracer leurs chemins. C’est alors qu’en 1996, Media Vision se lance dans le monde du J-RPG, là où certaines franchises comme FF ou Dragon Quest règnent en maître. Et pour pouvoir laisser sa trace sans pour autant avoir un budget conséquent, rien ne vaut un peu d’originalité et Media Vision l’a très bien compris en dévoilant Wild Arms, sorti en 1996 au Japon puis 2 ans plus tard dans notre contrée… Plusieurs années plus tard, Wild Arms a su s’imposer comme une bonne référence dans le domaine du J-RPG et c’est pour fêter la longévité de la série que Media Vision avait proposer un remake du tout premier épisode, arborant le nom de Wild Arms : Alter Code F.

 

Le mercenaire, l’aventurier et la princesse

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Si Wild Arms a su captiver les foules dans un premier temps, ce n’est pas pour ses graphismes mais bien par son univers et tout particulièrement par son intro ! Lorsque j’ai visualisé pour la première fois l’intro, c’était comme un grand coup de coeur et c’est par ce biais que je me suis interessé par cette série. Bien des années ont passé et la série a réussi à tracer son bonhomme de chemin sur ps2. Remake du premier épisode donc, Wild Arms : Alter Code F propose de faire du neuf avec du vieux : reprendre l’histoire du premier en y incorporant les élements des deux autres épisodes.

Il y a de cela 1000 ans avant le début du jeu, une guerre sans merci opposa les habitants de Filgaia (humains, elfes, etc.) contre les démons. Si le peuple de Filgaia avait réussi à vaincre les démons, le prix payé pour cette victoire fut lourde de conséquence : la terre commença à se dessécher, devenant doucement un climat aride dans la majorité du monde. 1000 ans après ces événements tragiques, le jeu nous propose de suivre les aventures de Rudy, Jack et Cecilia, trois jeunes personnes qui se retrouveront réunis après un concours de circonstance. Commençons par Rudy, jeune Dream Chaser de 15 ans (Dream Chaser = aventurier ou mercenaire dans l’univers de Filgaia) qui a trouvé refuge dans un petit village et travaille au compte du maire et des villageois. Sa plus grande force vient du fait qu’il puisse utiliser une ARM (Advanced Relic Machine) sous la forme d’un fusil, un artefact que très peu de personnes peuvent se targuer d’utiliser mais qui est malheureusement craint car elle a contribué au dessèchement de Filgaia. Vient ensuite Jack Van Burace, chasseur de trésor parcourant le monde à la recherche du « pouvoir ultime » suite à un événement passé qui l’a traumatisé en quelque sorte. Manquant un peu de tact et adoptant un caractère « fonce dans le tas », il peut compter sur son compagnon Hanpan, une petite souris douée de parole, pour se tirer des divers pièges des ruines de Filgaia. Pour finir, Cecilia Lynn Adlehyde est la jeune princesse du royaume d’Adlehyde et étudie actuellement la magie à l’abbaye en attendant ses 17 ans, âge qui marque son ascension officielle au sein du royaume. La particularité de Cecilia est d’être également une « medium » et permet, à ce titre, de rentrer en contact avec les gardiens de Filgaia qui protègent le monde actuellement. Cependant, une menace de démons venant d’une terre lointaine vient glisser son grain de sel et c’est le monde tout entier qui est en proie à la terreur. C’est donc à Rudy, jeune aventurier contraint malgré lui à la solitude, de Jack, aventurier hanté par son passé et de Cecilia, dont le rêve est de voyager librement sans être contrainte à assumer son rôle de princesse, de rayer la menace qui pèse sur Filgaia.

 

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Comme dans tout RPG qui se respecte, chaque personnage dispose d’une histoire propre où chaque protagoniste se découvre de eux-même au fur et à mesure de leurs aventures. Si l’histoire de Jack et limite celle de Cecilia peuvent avoir un air de déjà-vu, on reste malgré tout surpris par celui de Rudy, protagoniste silencieux et forcément copain de Ryu de Breath Of Fire au niveau blabla et couleur capillaire, dont l’existence est remise en question durant l’aventure. Au final, je me suis vraiment attaché à ce groupe et je pense qu’il en sera de même pour vous. Et je ne compte par les nombreux PNJ qui viendront prêter main forte au groupe et qui poseront plus ou moins de problème (involontairement bien entendu)

The Ectasy Of Gold

Rien à redire au niveau de l’histoire si ce n’est qu’on suit les mêmes péripéties de nos héros que sur la version Playstation si ce n’est l’exception que certains PNJ sont maintenant jouables : Jane Maxwell, Magdalene (Mcdullen Hart), Emma Hetfield, Mariel et SPOILER (bah ouais, ça serait gâcher la surprise de vous le dire mais les fans de la première auront deviner le personnage en question). Certes, ça fait un peu du bien d’avoir de nouveaux personnages mais le gros problème de cet ajout est que d’une part ils rejoignent dans très peu d’occasions et pour les avoir définitivement, il faudra attendre la fin du jeu (oui, lorsque vous entrerez au donjon final) pour espérer les recruter. J’ai trouvé ce point assez dommage mais bon, je pense que c’est dans l’optique de ne pas trop dénaturer l’aventure principale puis bon, Rudy, Cecilia et Jack font parfaitement l’affaire.

 

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Contrairement à sa version originale, les décors et cartes du monde sont maintenant réalisés en 3D (repris depuis le moteur du 3ème épisode) et le rendu est satisfaisant pour de la PS2. C’est donc avec plaisir de re-parcourir la carte de Filgaia avec le fameux thème repris d’Ectasy of Gold d’Ennio Morricone du fameux film « le Bon, la Brute et le Truand » (que je vous conseille de voir, même si vous n’êtes pas fan de western). Les donjons ont également été remaniés à l’occasion et le côté « énigme » est présent. En effet, chaque personnage dispose de son propre arsenal sur le terrain et ne cesse d’être étoffé au fur et à mesure du jeu. Ainsi, on confiera à Rudy le soin de déplacer les objets lourds tandis que Jack, accompagné d’Hanpan, pourra atteindre les objets et interrupteurs localisés dans des coins isolés. Il sera donc nécessaire de faire creuser ses méninges et d’alterner entre les talents de chaque personnage pour venir à bout d’une énigme. Un bon point appréciable qui évite l’aspect « je fonce en ligne droite » mais empreint d’un petit défaut que l’on remarque à force de faire les donjons : les mêmes musiques qui tournent en boucle. En effet, si les donjons sont nombreux, ces derniers se partagent à peu près les mêmes musiques, ce qui enlève tout aspect « unique » et c’est fort dommage.

 

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Wild Wild Arms

Comme dit précédemment, ce remake reprends les nouveautés proposées par le 3ème épisode à savoir la recherche des villes sur la carte du monde. Il faut savoir qu’une fois sur la carte, vous devez utiliser les indices laissés par les villageois et autres afin de détecter les lieux. Pour se faire, il s’agit de scanner la zone où vous pensez trouver quelque chose en appuyant sur la touche carré. C’est sympa mais au bout du compte, la carte affiche quand même les localisations des zones donc l’aspect recherche en prend quand même un sacré coup.

Vient le point le plus intéressant :le système de combat remanié. Avant toute chose, sachez que sur le terrain, l’arrivée d’un combat sera alerté par un « ? ». Grâce à ce petit système, on peut se permettre d’esquiver quelques combats en appuyant sur la touche carré. Bien entendu, votre jauge d’ENC situé en haut à droite baissera également de quelques points : plus les monstres sont difficiles et plus vous consommerez de jauges. Chaque personnage a son propre rôle et spécificités. A commencer par Rudy qui pourra compter sur son armement afin d’infliger un max de dégâts contre l’ennemi. Il devra cependant faire attention à son nombre de balles sous peine de devoir aller uniquement au corps à corps. En ville, Rudy aura le loisir d’upgrader les techniques mais également la puissance de son arme contre monnaie sonnante et trébuchante ou des « Alter Parts » cachés par ci par là dans le jeu. Vient ensuite Jack qui pourra compter sur les nombreuses techniques d’épées qu’il pourra acquérir durant l’aventure en consultant les différents esprits des anciens guerriers dans les donjons. Ces techniques pourront également être améliorés au fur et à mesure qu’il les utilise. La véritable force de notre blondin est de disposer d’une très bonne rapidité, idéal pour se sortir d’un mauvais pas. Pour finir, Cecilia, votre magicienne, qui sera également votre sauveuse grâce à ses sorts de soins, se spécialise dans les sorts offensifs et les invocations. Pendant le jeu, on a le loisir de découvrir des Crest Graphs, ces pierres qui permettront d’acquérir une magie en fonction de vos besoins et de votre style de jeu. Mieux que ça, elle aura également le privilège d’utiliser le pouvoir des gardiens de Filgaia durant son aventure. Hormis Rudy, chaque magie ou talent utilisé vous coûtera quelques points de magie comme dans tout RPG qui se respecte. Une deuxième jauge FP (Force Points), vous permet d’utiliser quelques « super techniques » qui deviendront primordiales contre certains boss : imaginez infliger plus de 20 000 points de dégâts, de soigner toute votre équipe ou encore avoir l’initiative du tour ? Comme on dit dans le jargon, ce sont les gestes qui sauvent. Vous devrez dans un premier temps booster les stats des armes de Rudy en fonction de vos besoins et de sélectionner les sorts de Cecilia par le biais des rares « Crest » que vous trouverez en cours de route. S’ensuit les retournements de situations en plein combat que vous pouvez contrer grâce aux habilités des personnages (habilités du style résistance élementaire, du FP supplémentaire, etc.). On a affaire à un système de combat pour le moins passionnant qui fait le boulot (avis subjectif bien entendu). Au final, les nouveautés apportées par Wild Arms 3 sur ce remake reste satisfaisant et on prend plaisir à redécouvrir le jeu., même si on l’a fait sur la toute première Playstation.

 

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Le jeu est également rempli de mystères comme les fameux Puzzle Box. Ces mystérieuses zones vous proposent de déplacer des blocs afin de les associer entre chaque couleurs et les faire disparaître. De la jugeote et de nombreux essais seront nécessaires pour parvenir à bout d’un puzzle, de quoi faire changer les idées entre deux sessions de donjons. Chaque Puzzle Box vous permettra de débloquer du contenu extra comme des skills, un mode new game + ou encore des artworks et autres.

Pari réussi donc pour ce remake certes sans réel prétention mais rempli de bonnes intentions qui risque de faire plaisir aussi bien aux néophytes et les fans de la saga et particulièrement du tout premier épisode. Entre 40 et 50 heures de jeu vous sera nécessaire pour accomplir la quête principale et le jeu reste relativement facile si on sait utiliser les différents skills du jeu (même sans mais vous aurez plus de mal contre certains boss, COUCOU MOTHER). Je peux également me permettre de vous conseiller le jeu si vous souhaitez découvrir le monde du RPG japonais. Et en prime, je vous offre l’opening afin que vous écoutiez cette merveilleuse musique.

artwork

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